Le secteur du cannabis pourrait générer une croissance intéressante au Canada. Une analyse publiée par la banque britannique “Schroders” explique :

  • D’une part, que le marché du cannabis promet des perspectives d’évolution intéressantes. Le marché devrait s’étendre.
  • D’autre part, qu’il existe des risques, car le marché de distribution légale du cannabis peut être fragilisé. En effet, il y a des soucis environnementaux relatifs aux étapes de la commercialisation de ce produit dont le flou à propos des effets de l’herbe au terme d’une période au-delà d’une décennie.

Le cannabis pourrait rapporter 130 milliards de dollars dans dix ans !

2018, c’est l’année où le Canada a rendu légale l’utilisation récréative du cannabis. Il est devenu le premier pays du G7 à le légaliser.

Le Canada a pris cette décision pour suivre la vague de dépénalisation déjà en vigueur aux États-Unis. Cette légalisation devrait rapporter 130 milliards de dollars jusqu’à 2028.

Selon l’Organisation des Nations Unies : 3,9 % de la population mondiale consomme régulièrement du cannabis.

Les analystes de “Schroders” disent qu’il est possible de mettre en place un cadre approprié. Ce dernier devrait permettre d’effectuer une sélection des intervenants capables de participer à ce marché.

Plusieurs types d’herbe sont disponibles. Tout dépend de la qualité des fleurs. Les fournisseurs légaux doivent également emballer l’herbe sous leur marque et parvenir à imposer ces labels auprès des consommateurs.

Dans les faits, les prestataires n’ont pas forcément les moyens de réaliser des essais cliniques. Il n’est pas simple de parvenir à confectionner des produits pouvant se différentier pour toucher simultanément le marché du cannabis à usage récréatif et thérapeutique.

La question du contrôle et de la protection des catégories fragiles de la population est complexe à mettre en œuvre. Un autre problème est la disponibilité du capital financier.

Bref, les analystes de “Schroders” ont conclu qu’il fallait plus de temps pour les entreprises de distribution afin qu’elles puissent mieux se préparer.